Le paradoxe de la Colombie : forte croissance économique et recul en matière d'éducation!

 

Synthése de l'article "Colombia, próspera pero mal educada" du journal El Tiempo

L’article d’El Tiempo intitulé "Colombia, próspera pero mal educada" fait le point sur la situation de l’éducation en Colombie. En effet, la  forte croissance économique de la Colombie ne s’est pas encore traduite dans une amélioration de la qualité de l’éducation dans le pays, bien que l’un n’aille pas sans l’autre !  Les compétences scolaires des élèves colombiens ne correspondent donc pas au niveau de richesse du pays.

 

C’est ce que démontrent les récents résultats des test PISA établis par l’OCDE pour l’année 2013, qui évaluent 510'000 jeunes de 15 ans provenant de 65 pays et qui placent la Colombie en très mauvaise position.

 

74% des étudiants colombiens n’ont pas les compétences de base en mathématiques ce qui se traduit par la suite par une inégalité de la répartition des richesses. De plus, les compétences nécessaires sur le marché de l’emploi comme la créativité,  la communication, la collaboration, la capacité de jugement ; manquent aux étudiants. Ces derniers ont plus de cinq années de retard par rapport aux étudiants chinois  dans le domaine scolaire. Ceci, dans un contexte de mondialisation qui a rendu la connaissance et la compétitivité tellement intenses que l’éducation impacte directement la formation future des richesses d’un pays.

 

Par ailleurs, le niveau socio-économique des étudiants affecte leurs résultats scolaires.  En Colombie, entre les plus aisés et les plus nécessiteux, l’écart dans le niveau d’éducation représente deux années scolaires. De plus, la différence entre les hommes et femmes colombiens est plus marquée qu’ailleurs et se traduit par 7 mois d’études en moins pour les femmes. Encore une fois, c’est le faible niveau en mathématiques qui est en cause. Elles sont moins nombreuses dans le secteur de l’ingénierie.

 

Plusieurs facteurs expliquent les mauvais résultats de la Colombie selon les experts: la faible formation des enseignants, le manque d'investissements et de renouvellement des pratiques pédagogiques, la faible aide financière de l’Etat (moins de 0,5% du PIB), l’absence d’adaptabilité des enseignants aux besoins des élèves d’aujourd’hui (évolution technologique), des facteurs socio-économiques.

Selon une étude financée par la Fundación Compartir, il manquerait au budget national consacré à l’éducation environs 3,5 milliards de pesos par an pour combler en 10 ans les lacunes dans la qualité des enseignants.

 

Les efforts occasionnels du gouvernement ne sont pas adaptés aux besoins des étudiants, notamment de ceux habitant dans des zones rurales. Les enseignants dans ces zones là sont les moins performants. En Asie, c’est tout le contraire !

 

Cependant, la Colombie a amélioré ses performances en lecture, ce qui équivaut à gagner une demi-année de scolarité. De plus, il faut prendre en compte l’entrée de nouveaux pays dans les tests de 2012, ce qui permet de relativiser la place de la Colombie dans ce classement.

L’une des clés de la réussite des autres pays réside dans la qualité de leurs enseignants. C’est le grand défi de la Colombie : leur offrir des meilleures conditions de travail, valoriser leur travail, mieux les former pour améliorer, à terme, les résultats des élèves et la qualité de l’éducation.

 

La Colombie a mis en place plusieurs stratégies positives ces dernières années : accorder plus d’autonomie aux écoles et un système d’information détectant les élèves les plus en difficulté.

 

Beaucoup de choses restent à faire pour offrir un enseignement et donc un avenir meilleur aux étudiants colombiens !

 

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